Un bastiais tente de passer incognito à Ajaccio.

« Je vais pas prendre le risque de passer pour une cloche à Ajaccio! Déjà qu’à Bastia… ». Ainsi s’exprime Petru-Ghuvà Belli qui, descendu dans la cité impériale pour d’obscures raisons innommables (selon ses propres dires, pour « travailler ». Bref…), a tenté tant bien que mal de se fondre dans la population.

« Vu que j’ai un accent Corse assez prononcé, je n’ai pu m’appuyer que sur le visuel pour tenter de bluffer la population locale. Alors? Elle est pas belle, ma Dacia transformée en Ferrari? »

Non, Petru-Ghjuvà, elle n’est pas belle. Et on ne la fait pas aux habitués des terrasses de la Rue du Roi de Rome (oui, celle qui longe la rue Bonaparte pour rejoindre l’Avenue 1er Consul d’où l’on peut voir la statue de l’Empereur près du quai Napoléon). Tentant le tout pour le tout, le jeune bastiais s’installa en terrasse du 1755, un bar à vins où il s’empressa d’offrir sa tournée pour flamber un peu.

Mais l’Ajaccien a le coeur aussi large que le porte-feuilles et c’est après le 73ème verre qui lui fut offert qu’il décida de rentrer se coucher en vomissant ça et là sur le chemin le séparant de l’hôtel.

Ce n’est qu’au réveil qu’il se rendit compte que dans son délire éthylique, il s’était non seulement fait raser les cheveux mais de plus fait tatouer le visage de l’Empereur sur le sommet du crâne. Petru-Ghjuvà nous prie par le biais de cet article d’annoncer à ses proches qu’il ne pourra remonter à Bastia que lorsque ses cheveux auront repoussé. Esperons que son passeport n’expire pas d’ici-là.

 


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