« Pour l’indépendance économique de la Corse, légalisons le cannabis. »

« Nocif, le cannabis? Toujours moins que l’alcool, la spéculation immobilière, l’industrie du tout-tourisme, les centres commerciaux visibles depuis la Lune, les axes routiers sans lampadaires, le dépeuplement massif de l’île et les NRJ Music Awards. »

Marie-Jeanne Ganghja n’en démord pas: selon elle, en moins d’un an, la Corse pourrait accéder à une indépendance économique totale avec cette simple modification de la politique agricole.

« Nous beneficions d’une exposition solaire idéale, d’une eau d’une excellente qualité, et ce sont les 2 seules choses que necessite ce type d’exploitation. Et puis honnêtement, entre aller s’enfumer en Hollande où l’on se pèle les miches et la Corse où l’on peut se les bronzer 8 mois sur 12, vous croyez que le touriste va longtemps reflechir? »

En effet, la moindre personne disposant d’une maison de village et d’un petit terrain de 30m² pourrait nourrir toute sa famille à l’année en échange de 4 mois de jardinage en été. (Et pas plus de 20 minutes de travail par jour, ce qui tombe bien, les priorités d’un village en été restant l’apéro, la pétanque et la belote contrée.)

Lorsqu’on lui dit que ce n’est pas dans la mentalité Corse, Marie-Jeanne écarquille les yeux: « Vue la liste de noms Corses apparaissant dans les trafics de stupéfiants (Pace e Salute à nos compatriotes de la French Connection), je crois qu’il faut arrêter de se mentir. Il suffit juste d’en interdire la consommation dans la rue et on ne verra pas de différence avec aujourd’hui. »

Pour ceux qui ont peur que la légalisation entraine une augmentation de la vente des drogues plus dures, Marie-Jeanne Ganghja rétorque:« Comprenez bien quelque chose: les trafiquants en tous genres ne trafiquent pas ce qui est « dangereux » mais ce qui est illégal. Rendons le beurre illégal (pour cause de Cholesterol, par exemple) et au lieu de trafiquer des stupéfiants, votre dealer de quartier se convertira aussi sec en épicier spécialisé en produits laitiers. »

« Et puis de toute façon, la France, en bonne suiveuse qu’elle est, inféodée aux marchés économiques, aux lobbies, et à ce que certains bobos trop vides de sens pour argumenter appellent « Progrès », finira par légaliser. D’ailleurs, si elle ne l’a pas déjà fait, c’est uniquement parce que tout se décide à Paris et que la géographie de l’île de France n’est pas propice à ce genre d’exploitation agricole qui necessite un fort ensoleillement. Si elle avait légalisé en même temps que la Hollande en 1976, la capitale économique de la France d’aujourd’hui serait certainement Saint Florent du Nebbiu. »

 


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