Incroyable : Il met moins d’1H30 à se garer à Bastia.

 

Témoignage inédit.

 

À l’heure des cadeaux de Noel, Jean a voulu faire plaisir à sa femme qui rêvait d’un écran LCD pour regarder « Plus belle la vie » en presque 3D.

Habitant à Borgo, il est 15h lorsque Jean décide de prendre sa voiture. La Rocade étant fermé il est décidé à effectuer son achat en centre-ville à Bastia.

15h12, c’est non sans un sourire que Jean emprunte le tunnel de Castorra «Hèhè tu vois là, pendant 2 ans, je suis resté bloqué une demi-heure deux fois par jour. Mais bon, 2 ans pour un bijou de technologie comme ça avec presque 40 mètres de passage sous terrain, c’est légitime. Capiscu»

15h17 c’est les premiers bouchons au niveau de Furiani mais Jean reste de bon  humeur «Hèhè viderai tù, quand c’est fini! 2 ans que ça bouchonne mais ce n’est pas grave, on va avoir un vrai bijou avec une voie de chaque côté, ce n’est pas rien. Et puis c’est des travaux titanesque, y a même une fibre d’Orange qui passait au milieu. Capiscu.»

Après un petit ralentissement d’une dizaine de minutes au niveau du cimetière, il est 15h43 lorsque Jean pénètre dans Bastia et se retrouve bloquer par une double file place d’armes.

Mais il en faut plus pour le décourager «Heu ça va, le type il va acheter des gâteaux pour sa famille, c’est rien. Capiscu.»

15h57, le voici sur le boulevard Paoli. Tous les parkings affichant complets, il décide de chercher une place en ville. Le voici donc parti pour pas moins de 17 tours complets «Boulevard Paoli – Fango-Boulevard Hyacinthe de Montera» avec bien sûr une fois sur deux l’inévitable crochet par la contre allée du 173ème. Mais Jean ne perd pas patience, au contraire il philosophe «Faire des parkings ça doit être difficile. Capiscu.»

Sa patience est récompensée à 16h42 alors qu’il va entamer un 18ème tour une place se libère devant lui dans le quartier du Guadellu. Il bifurque et se gare immédiatement.

Le voilà parti dans Bastia errant à la recherche d’un magasin de télé. A sa grande surprise il n’en trouve pas, mais cela ne dérange pas «Ca doit être dur de faire vivre un commerce. Capiscu. Mi ne faleraghju à u géant di Toga».

Après une pause-café le voilà qui arrive à Toga à 17h30. Il interpelle un vendeur «Excusez-moi mon brave, je voudrais une télé pour voir plus belle la vie». Après avoir compris qu’il s’adressait en fait à un peintre roumain, Jean décide de choisir lui-même la télé.

18h05 Jean sort du Géant, il est quand même gêné de devoir remonter jusqu’au palais de justice à pied avec un écran de 15 kilos. Il demande donc à un passant s’il y a un bus. Malheureusement il ne tombera que sur la femme du peintre roumain, puis sur un vieux marocain ne parlant pas français à part pour dire clémentine et sur un jeune polonais ou portugais (l’accent était incertain) qui lui proposa ses services pour refaire sa salle de bain. Jean reste stoïque «Ahè c’est la communauté de destin. Capiscu.» Le voilà donc parti par la rue de l’impératrice Eugénie pour rejoindre sa voiture.

C’est à 18h45 qu’il arrive dégoulinant de sueur à sa voiture. Mais celle-ci est entouré de rubalise et une autocollant «Spassighjata Mantinum. Natu cù una frontale in capu.». Un jeune homme lui explique alors qu’il y a une course et que la circulation est bloquée. Jean acquiesce «Ah c’est bien le sport. Capiscu». Il aperçoit d’ailleurs les premiers coureurs et s’enthousiasme «Bouh chì vitezza!».

21h05, le dernier coureur, un type de 103 ans avec un casque de mineur en guise de frontale passe. La route est libérée.

Jean reprend donc la route et à 21h25 le voici chez lui. Il entre plein de bonne humeur «Chérie, surprise!».

C’est alors que la femme rentre dans une colère noire «Ooooh speziu di connu. C’est à cette heure-ci que tu rentres ? Tu pars à 15h et tu rentres à plus de 21h. Et tu veux me faire croire que c’est pour moi???? Que tout ce temps tu as juste acheté une télé ???? Ce soir tu dormiras à l’auberge du cul tourné»

 

Moralité de l’histoire : Dans la vie il faut relativiser les choses. Il est plus facile de venir faire ses courses à Bastia que de satisfaire sa femme.

Ceci était un message des commerçants bastiais.

 


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