Un clandestin corse au resto japonais: «Je prendrai bien le maki».

Entre l’île du soleil levant et celle du sommeil couchant, il était tout naturel de trouver des points communs. Pas d’un point de vue démographique évidemment, la population totale de la Corse représentant approximativement celle d’un arrondissement de Kyoto. Mais nous partageons le même amour pour nos îles, pour nos traditions et pour les jeux vidéos.

Depuis peu, une certaine affection pour le poisson cru s’est développée chez nous, et il est devenu plus facile de trouver un restaurant à sushi qu’un sac de farine de châtaigne pas cher.

Akira Akitobu, chef cuisinier issu de la province de Kaka-kaki-Koleokuku, a donc décidé d’ouvrir un restaurant de spécialités japonaises à Bocognano dont son arrière-grand-mère, Marie-Do Castagna, est originaire. (Castagna est d’ailleurs à l’origine du mot Katana). Contre toute attente, il a tout de suite réussi à fidéliser une clientèle.

«私は、政治犯の釈放のためにしています» a-t-il déclaré. Ce qui est tout de même une sacrée preuve d’intégration.

Lorsqu’il a reçu la visite d’un groupe armé alors qu’il était l’heure de la fermeture, il a vite compris que ça relevait plus du cosplay que de la présence d’un danger véritable. C’est après avoir descendu ensemble leur 4ème bouteille de saké qu’Akira a décidé de fonder le Front de Libération des Nippons Corses. Les clandestins ont exulté en criant « Arriti! ». Il a rétorqué « Arîgato ».

 


Derniers articles


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*