Les bars cortenais en rupture d’alcool, la fac ferme ses portes.

Par Harry Volta

Cette fois, l’heure est grave. Conséquence directe du mauvais temps, les bars de Corté ne sont plus approvisionnés et on ne trouve plus un litre de whisky, de vodka ou de gin dans toute la cité paoline. Si les deux premières fermetures de l’Université (mardi et mercredi) avait fait l’objet d’un simple communiqué évoquant la sécurité des étudiants, cette fois-ci, la présidence de l’Université a préféré tenir une conférence de presse flanquée des représentants des syndicats étudiants.

Le Président attaque d’emblée : « L’Université est un outil au service de l’émancipation de notre peuple, mais peut-il y avoir émancipation sans alcool ? »

Un représentant syndical estudiantin embraye: « Depuis 1981, jamais personne n’a fait ses études ici sans vomir au moins une fois sur le parking de la fac de Droit. Si on nous supprime ce droit, ça revient de facto à nous empêcher d’étudier » et un autre de surenchérir: « Il ne manquerait plus qu’on nous interdise aussi les calibres dans les soirées sous chapiteau. On ne peut pas laisser faire. »

Reprenant la parole le Président en appelle à l’État: « Nous demandons la mise hors normes de l’Università. En cas d’intempérie, plutôt que de livrer des groupes électrogènes à des vieux dans des villages, la priorité devra être la livraison d’alcool par hélicoptère pour nos étudiants. »

Devant cette grève de la soif forcée, une fermeture illimitée a été décidée.
Par ailleurs, le Conseil Municipal de la ville, apportant son soutien à l’Université, vient d’acter la proposition de la Ghjuventù Walkerina: la statue de Pascal Paoli sera dorénavant remplacée par celle de Johnny Walker.

 

Par Harry Volta

 


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