Un barbu témoigne: « Je pars pour la scierie ».

Une interview qui envoie les buchettes! En effet, Olivier Cheuron n’est pas du bois dont on fait les flutes. J’avais commis l’erreur de l’interrompre alors qu’il était au bouleau (il faut avouer que je le cherchais en criant: « Coco, t’y es? ») et, usant de sa taille, il me surplomba de tout son hêtre.

Mais cette attitude austère n’était que l’arbre qui cachait la forêt. Alors que je sentais mes noisettes se ratatiner, il éclata soudain de rire en disant: « Je savais que j’allais recevoir la visite d’un gland, mais à ce point, ça me scie! ».

Cet entretien, qui au premier abord sentait le sapin, semblait s’ameliorer. M’accueillant dans sa maison de type provençal nommée « Le Mas Gnolia », Olivier Cheuron alluma la télé, me servit un café et se mit à cuisiner un lapin: nez, rable, tout passa à la marmite.

Ne craignant plus de prendre une volée de bois vert, j’entamais: « Alors dites moi, vous êtes tout de même très barbu, Cheuron! ». Tout en changeant de chêne, il répondit: « Ce n’est pas pour autant que je suis un fumeur de haches ».

Me souvenant qu’Eugène Liptus m’avait donner exactement la même réponse avant que la police ne retrouve six troncs chez lui, je lui posais la question frontalement: « Et le cas Liptus? ». Sans fléchir, il me dit: « T’es en train de te noyer dans un verre d’eau, vieille branche! ».

C’est ainsi qu’il coupa court à l’interview, prenant son chat, Teigne, sur les genoux.
Je reprenais donc ma voiture et, après un tronçon de route où je roulais trop vite, je me suis dit: « Frêne! »
Le boulanger passait avec sa fourgonette pour livrer son pin. Une fois de plus, la mort est passée si près…

 


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1 Commentaire

  1. j’étais un peu pliée ! quel bon boulot, je n’oserais pas (ce serait péché)m’alisier, car je tremble et j’ai peur que vous ne me cognassiez !

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  1. Un barbu témoigne: « Je pars pour la scierie ».

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