Les aventures de Dumé en vacances à Paris.

Sur la Butte Montmartre, quand on lui a demandé s’il voulait se faire tirer le portrait. Dumé s’est énervé en gueulant: « Quoi? Tu veux tirer sur qui? ». Faut comprendre qu’il était un peu tendu, le Dumé. Quelques mètres plus tôt, à Pigalle, un gentille dame lui proposait de tirer un coup (proposition qu’il a bien evidemment refusé, ne serait-ce que parce qu’il s’était fait tirer son portefeuilles quelques minutes plus tôt dans le métro).

« C’est pas bien grave, il était déjà pas mal allegé » nous a-t-il avoué. « Faut dire que le billet d’avion à 400 balles, ça calme! Mais en même temps, je suis couillon, quelle idée de vouloir voyager en période de vacances! »

Ayant finalement accepté la proposition de l’artiste parisien à l’accent asiatique, Dumé s’estima assez content de pouvoir ramener sur l’île un souvenir typique. « Après tout, en été, les touristes qui reviennent de Corse ramènent parfois des figatelli à l’accent asiatique! » Après s’être gracieusement fait offrir le dessin (ce qui est tout de même un évenement, le dernier souvenir gratuit ayant été offert à un touriste à Paris datant de 1972), notre voyageur corse voulu se rendre dans une banque pour retirer du liquide mais rentra par mégarde dans un sex-shop.

« Vous voulez du liquide, alors? » lui demanda le gérant d’un air fripon. Dumé ne mit pas longtemps à comprendre que ce n’était pas une banque, même si cet endroit puait la baise à plein nez.

Quittant l’établissement précipitamment, il décida de rentrer à sa chambre d’hôtel, histoire de prendre un peu de répit dans son périple parisien, mais cherchant l’entrée du métro, il se retrouva en plein Barbès. Il se retrouva vite encerclé par une dizaine de maghrébins qui se mirent à le scruter avec intensité.

L’un d’eux s’avanca vers lui, et sans aucune forme de ménagement lui demanda: « Tu es Corse? » Dumé, laconique, répondit: « Ouais, et alors? ». Le gars dit alors: « Et tu connaitrais pas mon cousin Aziz? Il habite à Ghisonaccia. »

Evidemment, Dumé connaissait Aziz.
Ainsi, lui et la joyeuse bande des barbus de Barbès allèrent boire des bières jusqu’à pas d’heure. Ce n’est que bien plus tard qu’on les retrouva en train d’uriner sur une voiture de police. Ayant fini la nuit au poste, Dumé finira par avouer: « Au final, la Capitale, c’est pas si mal. Mais bon, je préfère quand même le village. »

 


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