Apparemment, les touristes sont arrivés plus tôt que d’habitude.

2 cafés payés avec 300 pièces de 1 centime, l’indice est tout de même assez fort. Le serveur témoigne: « Au début, je me doutais de rien. Faut dire que début Avril, on s’attend pas à rencontrer des touristes mais quand j’ai vu le mode de paiement étalé sur la table, le doute n’était pas permis. »

Nous avons appelé certains informateurs spécialisés qui indiquent effectivement que la vente de chaussettes et de sandales a connu une croissance digne d’un mois de Mai.

Cette arrivée en avance génère néanmoins certains problèmes avec quelques vendeurs de produits locaux. Difficile d’expliquer à des visiteurs qui usuellement ne découvrent la Corse qu’en Juillet ou en Août que non, le vrai goût du Figatellu n’a rien à voir avec le « Cochonu » vendu en été.

De même, le « Broutchaud » estival n’est pas du Brocciu mais de la Brousse. Mais difficile de combattre certains clichés: « On vient en Corse pour le Maquis. Si on voulait de la Brousse, on irait en Afrique. »

On observera comme tous les ans un rush massif vers Porto-Vecchio, Calvi ou Ajaccio mais cette année, Bastia compte bien tirer son épingle du jeu. A l’image de la Cité Impériale qui surexploite sans limite l’imagerie napoleonienne, la Mairie de Bastia a prévu de mettre en avant les natifs célèbres de la Ville.

Ainsi, dès le mois de Juin, vous pourrez acheter des serviettes de bain à l’effigie de Gilles Simeoni ou des petites culottes floquées Corse-Machin (certifiées étanches).

(Pour des raisons de modestie, la ville a préféré éviter d’utiliser les images de Jésus et Mozart, tous deux respectivement natifs de la Place du Marché et de la Citadelle.)

 


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