Poutou: «J’appelle les forces de gauche à se rallier à ma candidature»

Par Ferdinand Boisson

Coup de théâtre à gauche. Samedi soir chez Laurent Ruquier, il s’attendait à un passage télévisé: il a subi en lieu et place un véritable passage à tabac. C’est en bleu de travail, le pelage encore ébouriffé et l’ecchymose bien bleue, que Philippe Poutou a reçu, en exclusivité, deux journalistes de Corse-Machin pour lancer un appel déchirant au rassemblement de la gauche derrière sa candidature.

« On ne va pas se mentir, après ma blague sur mon ralliement à Macron, j’avais peur que mes électeurs croient à un deuxième poisson d’avril ! », nous confie le petit père d’une toute petite partie du peuple – ses sympathisants, comme il le dit sourire aux lèvres, « suffiraient tout juste à remplir la salle des fêtes de…allez, Montluçon ? Montargis ? Montbrison ? Oh, et puis merde, mettez le nom que vous voudrez ! (rires) ».

Une candidature ouvrière, comme solution à la désunion de la gauche ? « Si on continue comme ça, ce qui nous attend le 23 avril au soir, c’est un mélange entre la Bérézina et le dernier album de Jul », poursuit l’artiste. Dans la  guerre des égos entre Mélenchon et Hamon, seul un troisième homme pourrait mettre tout le monde d’accord selon lui.

Mais quand on évoque le nom de Nathalie Arthaud, une femme, comme recours, l’homme aux 3500 pneus brûlés voit rouge.  « Nathalie, c’est une copine. Lutte ouvrière, ambiance super (rires). Mais la drogue, à un moment donné, il faut savoir dire stop. Elle a commencé tranquille, un petit pétard vite fait, et aujourd’hui elle a une pipe à crack posée à côté de son bol de céréales le matin ! » De quoi discréditer, à ses yeux, la dame de cœur de la gauche – et tant pis pour les vingt-trois membres de son mouvement laissés sur le carreau.

« Alors maintenant, Benoît, Jean-Luc, arrêtez les conneries ! », lance virilement l’homme d’Etat, soudainement bien sérieux. « Plutôt que de faire passer la moitié du peuple de gauche pour des cons, offrez-lui l’occasion unique d’une grande rigolade électorale, où il pourra se taper la honte dans sa globalité ! ». De quoi alimenter le désamour entre les Français et la politique ? « Pas une seconde ! Entre nous, cette campagne, c’est comme un poisson d’avril géant : tout le monde a bien compris que c’était une blague depuis le début, non ? (rires) »

 

Par Ferdinand Boisson


Derniers articles


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*