Philippot avoue avoir plaqué le FN pour fonder un kebab.

Par Ferdinand Boisson

« Harissa ou sauce blanche ? Oignons ou tomates ? » Si on s’attendait à trouver un homme politique déçu et en colère suite à son éviction du Front national, on avait vraiment tout faux. C’est en effet sourire aux lèvres, en salopette et avec une toque sur la tête, que Florian Philippot a accueilli notre journaliste dans les locaux de son nouveau restaurant oriental à Barbès, dans le 18e arrondissement parisien.

« L’affaire du Couscous-gate a été un vrai tournant, une prise de conscience, avoue-t-il avec une émotion difficile à cacher derrière son petit comptoir de vente. Tous ces fachos du parti qui me traitaient de mauvais Français pour un tajine aux boulettes, ça a fait tiltAlors j’ai décidé d’assumer : j’ai jeté les pantoufles pour une paire de babouches, j’ai troqué Sud Radio pour Beur FM, et cet hiver, je le passerai au Maroc, avec les populations locales, mes frères, mashallah », ajoute l’ex-numéro 2 d’un parti pourtant pas vraiment réputé pour son ouverture sur les autres cultures.

Difficile d’établir une relation avec la clientèle dans ces conditions ? « Pas tellement, répond l’intéressé. Bien sûr, je me fais traiter de connard par quelques uns au moment de l’addition, parce que je refuse les paiements en barrettes de shit, et certains me crachent même franchement dessus si j’essaie de gratter sur la quantité de viande par sandwich. Les prix sont aussi affichés en francs, pour montrer mon rejet de l’impérialisme de Bruxelles, et ça déplaît à mes clients, qui ne sont pas forcément des prix Nobel de maths », ajoute le jeune retraité de la vie publique.

En revanche, bonne nouvelle pour les adhérents frontistes, qui se verront appliquer malgré tout une ristourne de 20% sur tous les plats, « en échange d’une bonne paire de baffes dans leur sale gueule quand même, parce qu’il faut pas pousser non plus », précise le chef. Souhaitons le meilleur à cette petite entreprise attachante, qui a déjà recruté ses deux premiers salariés : Jean-Vincent Placé (accueil et relations clientèle) et Jean-François Copé (comptabilité) ont en effet rejoint l’équipe peu après sa création.

 

Par Ferdinand Boisson.


 


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