Une mission sous-marine retrouve le niveau de la campagne éléctorale.

C’est tout d’abord un pic de pollution observé par satellite qui a déclenché le signal d’alarme. Malgré la profondeur conséquente, des émanations nauséabondes étaient sensibles depuis la surface. Quand l’équipe de plongée à commencer à sonder, le monde du silence a vite été déchiré par ce qu’ils ont d’abord pris pour des conversations de comptoir.

« La lumière commençait déjà à se faire rare à cette profondeur. Il a fallu nous rapprocher pour dicerner ce qui en fait était un groupe d’éditorialistes politiques en pleine discussion. »

Descendant toujours plus profondement, il devenait de plus en plus difficile d’avancer. Pas tant à cause de la pression subaquatique mais parce que la courageuse équipe s’aventurait dans une zone où toute forme de pensée libre s’était éteinte dans une ère lointaine.

« Nous sommes entrés dans la zone des plateaux de chaines d’infos en continu. Le danger y est grand, le moindre mot pouvant y être debattu pendant plus de 8 heures d’affilées par des individus à forme humanoïde capables de prétendre analyser des événements sans en connaitre le moindre tenant ou aboutissant. »

Après avoir réussi tant bien que mal à éviter 75 intervieweurs qui posaient tous la même question, l’équipe finit par découvrir la source de ce phénomène dévastateur: c’est ici, à 20 000 lieues sous les mers que s’était échouée la campagne présidentielle.

« Alors là, on pensait vraiment avoir touché le fond. Borborygmes, approximations, discriminations, attitudes cuistres. Ce lieu était l’arène où régnait la vengeance des 1ers de la classe qui avaient pris des claques toute leur scolarité. »

Malheureusement, l’équipe a ensuite découvert une crevasse plus profonde encore habitée par des commentateurs politiques Facebook. Nous n’avons plus de nouvelles depuis.

 


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