Vu la mauvaise influence française, Pascal Paoli demande un Corsexit.

« Profitant de la commemoration de la bataille de Ponte Novu en ce 8 Mai, au lendemain d’un vote où l’abstention et les votes blancs dans l’île ont frolé les 50%, où le reste des élécteurs ont voté pour 2 buses intersidérales, je lance un appel à la réflexion. (Je sais que les gouvernements successifs estiment qu’il est dangereux de reflechir, c’est pour cela que je vous y invite.)

Difficile de nier l’évidence. Bien avant l’éléction présidentielle, les indices étaient déjà nombreux et indéfendables: Balkany, Cambadelis, Collard, Boutin, Valls, Morano, Fabius, Ciotti, Cahuzac… (La liste n’est pas exhaustive, il n’y a pas assez de place sur Internet pour la contenir.)

Ces gens ont été élus, réelus. Si la répulsion qu’ils sont capables de causer n’était que physique, ce serait un moindre mal, mais en y ajoutant les timbres de voix dégueulasses, les attitudes et les postures ridicules, les propos insensés, crétins et hautains à la fois, les approximations intellectuelles, politiques, économiques, sociales et tout simplement humaines, sans parler de la corruption… Bref, l’atmosphère est devenue plus toxique qu’un Nori-Maki de Fukushima.

La Corse est à l’image d’une femme battue, conservant son vieux couple par peur du divorce, du quand dira-t-on, car elle vit dans l’espoir qu’il finira bien par changer, car la contribution financière qu’il apporte au foyer permet de vivre mieux, car il y a la famille, parce qu’il y a la société, parce qu’il y a la peur d’être seule, et puis les enfants. Parce que l’histoire d’un couple est toujours longue et complexe et ne se résume pas si facilement.

Malgré ça, qui en voudrait à cette femme de partir, d’essayer de refaire sa vie, d’arrêter de se contenter d’un « moindre mal » pour tenter d’accèder à un « meilleur ». Surtout quand finalement, elle dort sur un lit de richesses sous-exploitées car finalement, n’est-elle pas une des plus belles femmes du Monde?
Parmi les plus belles, oui.
Mais pas des plus intelligentes… 

Oui mais l’intelligence, ça se travaille! Ca s’enseigne, ça se transmet, ça prend plusieurs formes.

Ce que nous enseigne la Bataille de Ponte-Novu, c’est que la Corse ne peut gagner que lorsqu’elle est unie. Pas divisée. Par ailleurs, pourquoi nous déchirer sur des elections qui au final ne nous concernent qu’approximativement, ne serait-ce que parce que ceux qui y participent en tant que candidats n’ont absolument aucun intérêt pour les peuples, des Corses comme des Alsaciens, des Provençaux, comme des Bretons, des gens du Vaucluse comme de ceux de la Creuse. Quelle que soit notre région, notre pays, nous sommes et ne serons considérés que comme quantité négligeable. Alors que l’essentiel est là. Culturellement, historiquement, humainement, socialement, l’essentiel est là.

Allez, ressers le comptoir, c’est la mienne. »

Extrait du discours de Pascal Paoli à la Merendella de Ponte-Novu.

 


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