La Russie accusée d’ingérence russe dans les élections russes.

Par Ferdinand Boisson

«Cette fois-ci, nous ne laisserons pas faire !» C’est un message de fermeté qui a été envoyé aujourd’hui par la communauté internationale, après de forts soupçons d’ingérence russe dans l’élection de Vladimir Poutine, ce dimanche. «Qu’ils se permettent de mettre leur nez dans les élections américaines, c’est une chose. Qu’ils aillent balancer des bombes sur la Syrie au lieu de rester les bras croisés, comme tout le monde, c’en est une autre. Mais là, envoyer massivement leurs propres citoyens voter par millions, c’est une provocation, c’est la goutte d’eau», témoigne un diplomate européen, très en colère.

Et en effet, de nombreux observateurs internationaux ont envoyé, hier, des conclusions extrêmement alarmistes, qui semblent sans appel.

«1. Les bureaux de vote étaient totalement tenus par des ressortissants russes, qui parlaient russe, et semblaient consommer, sans même se cacher, des sandwiches et des boissons russes lors de la pause déjeuner», affirment d’abord les rapporteurs. «2. Seuls les électeurs pouvant montrer une carte d’identité russe étaient autorisés à voter, d’après nos constatations». Plus préoccupant encore, «3. Ce sont des policiers russes qui semblaient se charger eux-mêmes, en uniformes, de la surveillance des bureaux de vote». Pour résumer, conclut le rapport : «Il semblerait que les Russes soient parvenus à contrôler le processus électoral de A à Z».

Cette situation terrible a immédiatement été dénoncée par l’ensemble des pays occidentaux, et une réunion de crise devait se tenir à l’ONU en fin d’après-midi. «Mais là encore, nous ne sommes même pas certains de pouvoir débattre dans de bonnes conditions : les représentants russes semblent totalement sous l’influence de Vladimir Poutine, comme si la défense des intérêts russes était leur seule obsession…», soupire un bon connaisseur du dossier, visiblement abattu.

Notre défenseur national des libertés publiques d’outre-frontières, Bernard-Henri Lévy, a immédiatement dénoncé «un dictateur aux mains rouges de sang». On aurait pu croire qu’il s’agissait d’Erdogan, très occupé à massacrer consciencieusement les Kurdes ces jours-ci, mais pas du tout. «Vous plaisantez, j’espère ! Vous ne voyez pas que c’est plus à l’Est que ça se passe ?». Selon BHL, une intervention militaire sur le sol russe est inévitable. Pas tout de suite, cependant : «Donnez-moi 2-3 semaines pour préparer mes costards, l’équipe de tournage, et renouveler mon passeport».  L’objectif ? «Ca va vous paraître ambitieux, mais c’est simple : j’aimerais que ça marche encore mieux qu’en Libye (rires) !»

 

Par Ferdinand Boisson

 

 


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