François Fillon organise un grand lâcher de pauvres pour fêter la fin de la campagne électorale.

Ferdinand Boisson

C’est une foule de manants en liesse qui a pu assister au grand lâcher de pauvres organisé par François Fillon dans son manoir de Sablé-sur-Sarthe ce vendredi. « Dehors, les gueux ! Allez, plus vite que ça, la vieille, là-bas, je te vois ! » s’enthousiasme le candidat, fusil de chasse à la main.

« Quand je vois un pauvre, ce n’est pas la souffrance, que je vois. Plutôt la paresse. Et l’absence de cet esprit d’entreprise et de risque, qui manque si cruellement à notre pays. » soupire le plus célèbre mono-sourcil de France.

Interrogé sur la pertinence d’un tel évènement à deux jours du premier tour, le candidat des pas-pauvres avoue qu’il n’a, en fait, plus rien à perdre. « Je me rappelle mon premier meeting : à cause de ma veste de chasse pourtant stylée, ajoutée au look un peu vintage de mon fan-club, tous les journalistes ont confondu le rassemblement avec un festival de cosplay consacré au Seigneur des Anneaux (rires). Autant vous dire que j’ai plus grand-chose à perdre ! »

Sa relation avec les médias ? Un grand malentendu, selon lui. « J’ai juste confondu mon indemnité parlementaire avec un revenu universel d’existence pour ma famille, ça vous étonne ? Après 36 ans passés à vivre aux frais de l’Etat, il y a de quoi confondre salaire et argent de poche, vous ne croyez pas (rires) ? »

 

Par Ferdinand Boisson

 


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