Cannes: L’affaire du burkini de Sisco adaptée pour le festival.

«Une vie Violente» n’est pas le seul film du Festival à s’inspirer librement d’évenements sordides prenant la Corse pour décor. Mais à l’inverse du film de Thierry de Peretti, on sent que dans ce « Ramadan de l’Amer », la préoccupation du réalisateur n’était pas à proprement de tendre vers un réalisme forcené.

Pour accentuer la dramaturgie cinématographique, le burkini y a été remplacé par une burqa, dont l’aspect très «Garde Impériale» à la Star Wars agit sur l’imaginaire collectif avec une efficacité assez redoutable.

Ironiquement, le film a été programmé la veille du début du Ramadan et le jour même où Rachid Nekkaz prévoyait d’organiser un défilé de scaphandres de combat sur les plages de la Croisette, lieu où traditionnellement, on a toujours eu plutôt tendance à dévêtir les filles. Et les garçons.

Pour l’anecdote, le scénario du « Ramadan de l’Amer » avait tout d’abord été proposé à Mickael Haneke qui a finalement refusé, n’ayant pas réussi à convaincre la production d’engager Isabelle Huppert pour interpréter le rôle du harpon.

Interpelé sur le titre, le réalisateur (qui a tenu à témoigner visage couvert) s’explique: « Evidemment, ce n’est pas le Ramadan en lui même qui est préjudiciable, amer. Ce sont les évenements au moment où il se déroule qui lui confère cette dimension dramatique. Et puis bon, c’était surtout pour faire un jeu de mot. Parce que oui: moi, l’humour, ça me fait rire! Surtout quand c’est drole. »

Voulant à mon tour m’essayer à l’exercice du bon mot en interviewant Vincent Lindon, je lui ai demandé de me parler de son rôle d’archer barbu, justicier sculpteur dans Rodin des Bois. Vu le geste qu’il m’a offert en réponse, je pense que mon article s’intitulera plutôt Rodin du Doigt.

 


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